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Tout comme les humains et notamment les bébés, nous disposons d’un grand nombre de réflexes, liés à notre survie.

En vieillissant, un certain nombre de réflexes s’inhibent tandis que d’autres persistent toute la vie. Les réflexes archaïques des bébés ont pour fonction de favoriser la survie, puis ils disparaissent au fur et à mesure que l’enfant développe des compétences.

On sait que certains réflexes de bébés supposés s’inhiber au fil des mois ne s’intègrent pas bien et que dans le temps, ils posent des problèmes aussi bien physiques que psychiques: Problèmes posturaux et tension musculaire, problèmes d’orientation dans l’espace, de latéralisation, de motricité fine, problèmes de stress, d’apprentissage, difficultés à gérer ses émotions…

Il arrive aussi que des personnes adultes inhibent volontairement ou involontairement certains réflexes normaux (comme bailler, éternuer, pleurer, crier, aller aux toilettes, s’échapper…), et que cela crée aussi des problèmes.

En bref, les réflexes n’aiment pas être contrariés et ils le font payer !

Les poulains ont aussi au début de leur vie des réflexes qui disparaissent progressivement car les besoins qui y sont liés disparaissent ou bien parce qu’ils se font prendre en charge par des systèmes plus élaborés. Par exemple les réflexes de têter, ou de « snapper » disparaissent au profit d’un autre mode d’alimentation et de nouvelles compétences sociales.

Puis les chevaux adultes restent habités par de nombreux réflexes toute leur vie, et c’est bien normal pour des proies grégaires comme eux. Parmi ces réflexes, le fameux réflexe d’opposition.
Vous tirez, il tire. Vous poussez, il repousse. Vous voulez avancer, il veut reculer, etc.
Un individu immature, un jeune cheval, ou un cheval jamais manipulé est très concerné par ces réflexes, et il n’y peut rien. Ces comportements semblent stupides et contre-productifs car au lieu de tout simplement « aller avec » la demande de l’humain, ils résistent et peuvent se faire mal. Mais ces réflexes sont normaux et a priori, il s’inhibent assez facilement dès lors que le cheval a l’opportunité d’élaborer progressivement des comportements volontaires plus adaptés.
Or souvent, les méthodes d’éducation se basent sur des mises en conflits de réflexes, et, paradoxalement, elles rendent l’évolution d’un cheval très laborieuse. Car si ces méthodes ont l’avantage d’obtenir des résultats d’obéissance rapidement, elles freinent par ailleurs le développement du cheval.

L’approche de Slow Training part du principe que toute tentative d’un dresseur de contrer un réflexe en en créant un autre ne peut que générer des anomalies dans les schémas moteurs et comportementaux. Le but est donc d’utiliser des outils ciblés, progressifs et minimalistes adaptés à chaque cheval afin d’éviter de désorganiser ses fonctions et de saboter son potentiel.

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