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L’équitation comme kinésithérapie du cheval

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Quamiro

L’équitation comme kinésithérapie du cheval

Prendre conscience des impacts de l’équitation.

Travailler un cheval, c’est prendre la responsabilité de choisir pour lui ses gestes, ses postures, ses mouvements, ses allures.

On les obtient et maintient  grâce à des contraintes que sont les espaces de travail, les rênes, les mors ou les muserolles, les selles, nos propres corps, et toutes autres aides.

Un peu comme un kinésithérapeute fait effectuer un mouvement précis avec d’éventuelles contraintes à son patient, le cavalier guide le corps du cheval.

A partir du moment où un geste est effectué sous contrainte, en fonction de l’intensité de la fréquence et de la durée, le corps se modifie. Si cette contrainte est pertinente, le corps se renforce. Si non, il se dégrade.

Le kiné qui manipule son patient lui  propose des contraintes afin de modifier progressivement son schéma corporel. Peu importe la raison qui mène le patient vers son cabinet, la mission du kinésithérapeute est d’améliorer son fonctionnement musculo-squelettique, sa posture (ses alignements articulaires), sa résistance, sa souplesse, son endurance, réduire ou supprimer les douleurs.

Lorsqu’un cavalier ne connaît ni ne maîtrise les effets des contraintes qu’il applique sur le cheval, ce dernier peut subir des modifications délétères : lésions articulaires et tissulaires, dysfonctions des schémas posturaux et locomoteurs, troubles psychiques et psychosomatiques.

Ainsi, souvent, le cavalier a auprès son cheval la posture d’un kinésithérapeute auprès de son patient, mais sans ses connaissances en anatomie, physiologie et biomécanique !

N’oublions pas qu’un humain se rend volontairement chez un thérapeute ou dans une salle de sport, et qu’il est préparé à l’expérience psychique et physique qu’il s’apprête à vivre. Le cheval lui, expérimente ses sensations dans le présent, sans relativiser ni se projeter dans l’avenir. On ne peut pas lui parler ni l’allonger.

Guider le corps d’un cheval est un art singulier qui requiert beaucoup de technique, d’astuce, de patience, d’humilité et d’empathie.

La formation des enseignants d’équitation et cavaliers n’est en rien comparable à celle d’un physiothérapeute. Et pourtant…Leurs actions ne sont-elles pas comparables ?

Choisir une selle, monter sur le dos d’un cheval, utiliser des rênes ou pire des enrênements, courir en rond, tous ces actes ne sont pas anodins pour les équidés.

Tandis que certains cavaliers prennent du plaisir, leurs chevaux souffrent parfois. Cela n’est évidemment pas volontaire, mais une prise de conscience des risques est nécessaire. Si tous les cavaliers ne peuvent pas maîtriser les paramètres cités, certains principes de base sont simples à apprendre et à respecter.

Les bénéfices d’une technique équestre maîtrisée.

3 points essentiels pour le cavalier ou celui qui l’encadre:

  • Savoir ce qu’est l’inné locomoteur d’un cheval, c’est à dire ses mouvements naturels, ceux qui sont conformes à ses structures.
  • Identifier les fragilités d’un cheval, c’est à dire tous les observables corporels, posturaux et locomoteurs qui indiquent une anormalité.
  • Connaître des outils matériels, techniques et pédagogiques qui permettent d’améliorer ou prévenir des problèmes.

Lorsque ces bases sont réunies, l’équitation à pied et montée devient un excellent outil de bien-être pour les chevaux. 

Si les chevaux ne sont pas faits pour être montés, ils ne sont pas non plus faits pour être sédentaires, et le mode de vie domestique est responsable de nombreuses pathologies. Fragilité musculo-squelettique, fragilité des pieds, fragilité des fonctions vitales, surpoids, dépérissement, entre autres.

Bien sûr, l’équitation sportive est souvent responsable d’un grand nombre d’autres problèmes qu’il faut éviter à tout prix : fractures, tendinites, arthrose, déformations…

A mi-chemin entre ces deux constats, pratiquer l’équitation comme une kinésithérapie est une approche extrêmement intéressante. C’est ce que nous faisons à L’Ecole des Chevaux. L’exercice physique est mis au point par et pour le cheval, dans le but de lui donner de la vitalité, de le conserver en bonne santé voire de le soigner.

Une approche kinésithérapeutique n’est pas limitante, puisque tout type d’exercice peut s’avérer pertinent en fonction du cheval : du travail à pied, à l’obstacle, postural (dressage), et en extérieur.

Côté matériel, tout ce qui est respectueux de l’anatomie, de la biomécanique et qui permet de communiquer avec l’animal est aussi acceptable. L’esthétisme du matériel, ou son aspect conventionnel n’a alors pas de place prioritaire.

S’affranchir des codes équestres de telle école, telle discipline ou telle équitation lorsqu’ils ne se justifient pas ne peut être qu’à l’avantage du cheval. 

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