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La charte équestre de L’École Des Chevaux.

Elle est parfaitement éprouvée et assumée malgré les pressions culturelles modernes.
J’invite tout enseignant d’équitation qui se sait en accord avec elle à se l’approprier et à la partager.
 

Les activités équestres sont proposées à un cheval qui peut les pratiquer sans douleur ni stress. Elles ne sont en aucun cas obligatoires.

La santé physique et psychique est systématiquement prioritaire. Tout cheval présentant du stress ou des rétivités à la réalisation d’un exercice est d’office considéré comme ayant besoin de soins.

Les activités équestres sont réfléchies de sorte qu’elles présentent un intérêt clair pour le cheval, des points de vue physique et psychique.

Les exercices en carrière ont pour but d’aider le cheval à développer sa coordination, sa proprioception, sa résistance par le biais d’exercices exécutés dans le calme, la rectitude et la légèreté.

Chaque cheval est examiné en profondeur afin de déterminer quels sont les activités qui peuvent lui apporter un mieux-être.

Les sorties dans la nature ont pour but de stimuler les fonctions locomotrices et exploratrices du cheval.

Aucune coercition n’est appliquée sur le cheval, qu’il s’agisse d’un instrument ou d’une méthode. En l’occurrence, ne sont pas utilisés ici : les enrênements, les mors, les éperons, les cravaches, les cessions de nuque, des dégagements de hanches, les enchaînements d’arrêt – reculer, les arrêts d’urgence, les mises en fuite, l’épuisement, le confort-inconfort, etc.

Les exercices équestres respectent l’inné locomoteur du cheval: nuque au point le plus haut, nez au point le plus en avant. Le cheval est libre de se mobiliser et s’étirer comme bon lui semble. Mais toute attitude non conforme à l’inné locomoteur persistante ou récurrente représente un signal que l’exercice doit être interrompu ou modifié.

L’hyperflexion de nuque ou toute autre attitude non conforme à l’inné locomoteur n’est pas du tout tolérée : ni comme passage obligé dans le programme d’entraînement, ni comme attitude spontanée du cheval. Le rollkur, LDR ou « nez dans le sable » ne sont pas considérés comme les méthodes de renforcement valables.

Les observables suivants signalent l’arrêt ou la modification d’un exercice tel qu’il est pratiqué : expressions faciales figées, oreilles couchées, fouaillements de queue, apnée, salive apparente, toute forme de tension et rétivité.

Le choix des exercices équestres ne se fondent ni sur la tradition, ni sur des principes de sécurité et de respect, ni sur l’esthétique, ni sur l’amusement. C’est le répertoire locomoteur pur qui est sollicité en carrière, et non le répertoire comportemental (attitudes de parades, attitudes sexuelles, attitudes de combat, attitudes exploratoires, attitudes juvéniles).

Le cavalier se donne tous les moyens possibles lui permettant de ne pas nuire au cheval lorsqu’il est à ses côtés ou sur son dos. Les projections affectives, désordres émotionnels, manques de condition physique, manque de technique, manque de connaissance ne doivent pas donner lieu à des adaptations de la part du cheval. C’est le cavalier qui chemine progressivement et en conscience en direction du cheval, assisté de près par l’enseignante.

Le respect et la sécurité ne sont pas, comme en politique, des notions mises en avant de façon à exploiter les peurs primaires des cavaliers et motiver leur fermeté. Le respect et la sécurité sont des sentiments partagés entre l’Homme et l’Animal lorsqu’ils sont en bonne santé, équilibrés dans leurs vies respectives et dans leurs relations.

Les exigences éthiques fortes en direction des chevaux garantissent aux humain un espace de conscience, de rigueur, de justesse et d’évolution profonde.