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Un regard différent sur l’éducation des chevaux…

🧐 Extrait du cours par correspondance n°3 de psychologie
LA BIOLOGIE ET L’ÉTHIQUE DE L’APPRENTISSAGE.
{…} Pour donner un exemple un peu caricatural en reprenant les exemples que nous venons de citer, il est courant qu’on enseigne tout aux chevaux comme s’il s’agissait de règles de politesses (il faut, c’est comme ça, c’est la base et c’est pour tout le monde pareil), mais avec le processus d’apprentissage du danger (peu importe la compréhension, il faut immédiatement et constamment adopter le comportement adapté, quitte à passer par la peur ou la douleur).

Derrière l’alibi de la sécurité, du respect, ou de la légèreté, un grand nombre de principes très subjectifs et accessoires sont inculqués aux chevaux comme s’ils étaient vitaux.

Nous avons donc ici une certaine désorganisation entre les apprentissages et leurs processus normaux. Si des résultats rapides peuvent être obtenus, ils restent très pauvres et isolés du point du vue cognitif.

Imaginez qu’on menace un enfant de le frapper (voire qu’on le frappe) s’il ne réussit pas à réciter par coeur sa poésie ou à faire ses lacets: vous trouverez ça injuste et violent, vous savez que la brutalité ne change rien à la capacité de mémorisation ou exécution de l’enfant voire qu’au contraire, elle les ralentit tout en brisant ses motivations.

Lorsqu’un cavalier menace de la chambrière (voire frappe avec la chambrière) un cheval pour qu’il se mobilise selon ses désirs dans un espace clos, cela en revient un peu au même.
On génère un haut niveau de stress dans une situation qui ne revêt aucun caractère d’urgence voire qui semble dénué de sens au sujet (cheval ou humain).
Si éventuellement, le sujet pourra à l’avenir prendre du plaisir dans l’activité « accessoire », l’atmosphère de stress et le rapport de force avec l’enseignant réduisent fortement les chances que cela arrive !

Nous allons donc essayer de démontrer:
==> En quoi les différents apprentissages empruntent différents circuits qui leurs sont propres et pourquoi on ne peut pas les intervertir.
==> En quoi la désorganisation « enseignement-apprentissage » génère du mal-être, des blocages, des difficultés d’intégrations. {…}  »

LES RÈFLEXES. LES INHIBER OU LES RÉPRIMER ? Nuance…

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Tout comme les humains et notamment les bébés, nous disposons d’un grand nombre de réflexes, liés à notre survie.

En vieillissant, un certain nombre de réflexes s’inhibent tandis que d’autres persistent toute la vie. Les réflexes archaïques des bébés ont pour fonction de favoriser la survie, puis ils disparaissent au fur et à mesure que l’enfant développe des compétences.

On sait que certains réflexes de bébés supposés s’inhiber au fil des mois ne s’intègrent pas bien et que dans le temps, ils posent des problèmes aussi bien physiques que psychiques: Problèmes posturaux et tension musculaire, problèmes d’orientation dans l’espace, de latéralisation, de motricité fine, problèmes de stress, d’apprentissage, difficultés à gérer ses émotions…

Il arrive aussi que des personnes adultes inhibent volontairement ou involontairement certains réflexes normaux (comme bailler, éternuer, pleurer, crier, aller aux toilettes, s’échapper…), et que cela crée aussi des problèmes.

En bref, les réflexes n’aiment pas être contrariés et ils le font payer !

Les poulains ont aussi au début de leur vie des réflexes qui disparaissent progressivement car les besoins qui y sont liés disparaissent ou bien parce qu’ils se font prendre en charge par des systèmes plus élaborés. Par exemple les réflexes de têter, ou de « snapper » disparaissent au profit d’un autre mode d’alimentation et de nouvelles compétences sociales.

Puis les chevaux adultes restent habités par de nombreux réflexes toute leur vie, et c’est bien normal pour des proies grégaires comme eux. Parmi ces réflexes, le fameux réflexe d’opposition.
Vous tirez, il tire. Vous poussez, il repousse. Vous voulez avancer, il veut reculer, etc.
Un individu immature, un jeune cheval, ou un cheval jamais manipulé est très concerné par ces réflexes, et il n’y peut rien. Ces comportements semblent stupides et contre-productifs car au lieu de tout simplement « aller avec » la demande de l’humain, ils résistent et peuvent se faire mal. Mais ces réflexes sont normaux et a priori, il s’inhibent assez facilement dès lors que le cheval a l’opportunité d’élaborer progressivement des comportements volontaires plus adaptés.
Or souvent, les méthodes d’éducation se basent sur des mises en conflits de réflexes, et, paradoxalement, elles rendent l’évolution d’un cheval très laborieuse. Car si ces méthodes ont l’avantage d’obtenir des résultats d’obéissance rapidement, elles freinent par ailleurs le développement du cheval.

L’approche de Slow Training part du principe que toute tentative d’un dresseur de contrer un réflexe en en créant un autre ne peut que générer des anomalies dans les schémas moteurs et comportementaux. Le but est donc d’utiliser des outils ciblés, progressifs et minimalistes adaptés à chaque cheval afin d’éviter de désorganiser ses fonctions et de saboter son potentiel.

LES SCHÉMAS PARADOXAUX IMMATURES CHEZ LES PROPRIÉTAIRES DE CHEVAUX.

Extrait du cours par correspondance de Psychologie Équine n°4.

« … Parmi les problématiques relationnelles qu’il est complexe de comprendre, d’aborder et de traiter, voyons les schémas paradoxaux immatures.
Ils sont particulièrement délicats dans la mesure où il s’agit de faire émerger des composantes inconscientes et irrationnelles qui peuvent générer de la détresse chez le propriétaire : incompréhension, déni, colère.

A l’origine de ces schémas se trouvent d’une part des constructions affectives juvéniles, banalisées et normalisées dans la culture équestre. Et d’autre part, les limites de l’esprit critique des personnes.

Faisons une liste synthétique des anomalies les plus courantes :

– Fantasme d’enfant persistant de l’animal « meilleur ami », confident, fusionnel.
– Adoration d’une espèce ou d’un individu basée sur sa symbolique globale plutôt que sur son identité réelle.
– Désir égoïste immature de posséder l’animal, de fusionner en dépit de ses besoins naturels.
– Interactions basées sur le maternage, le jeu (cirque, tours), l’esthétisme (photographie, costumes, accessoirisation du cheval), le symbolique (exercices dits « en liberté ») particulièrement chez les femmes.
– Paradoxe maltraitance-anthropomorphisme.
D’une part, le propriétaire est très crédule vis à vis des méthodes de dressage coercitives, il se soumet plus ou moins à des actes maltraitants comme tracter, attacher, secouer, repousser, taper, coucher, isoler, priver, tant que le discours qui l’accompagne évoque le respect et le bien-être.
Incapacité à repérer l’injustice et les signaux de mal-être évidents (par exemple, des personnes qui ne connaissent pas les chevaux peuvent spontanément repérer de la tristesse ou de la colère tandis que le propriétaire y est totalement aveugle), incapacité à transposer avec pertinence l’expérience psychique ou physique de l’animal sur soi (par exemple, « et moi, qu’est-ce que je ressentirais et qu’est ce que je ferais si j’avais une corde autour du cou et que quelqu’un tirait dessus ? Et moi, quels sentiments aurais-je envers une personne qui me pousse toujours dans mes retranchements? ).
Et en parallèle, le propriétaire prête aux cheval des comportements humains irréels : « il me comprend, il sait ce que je ressens, il fait exprès de, etc. ».
– Déni et rejet en bloc des diagnostics de surinvestissement ou de transfert envers l’animal, de souffrance de l’animal ou de négligence.

Ces problématiques de blocages asymétriques, avec un surinvestissement du cheval dans certaines dimensions et des négligences importantes dans d’autres dimensions sont courantes.
Si en aucun cas on ne peut remettre en question l’amour et la bienveillance que porte le propriétaire à son cheval, il peut s’avérer important de décortiquer les paramètres de la relation et de d’accompagner le propriétaire vers une relation plus équilibrée.
Il est très frustrant pour nous de constater que certains propriétaires portent un grand crédit à des enseignants, des entraîneurs ou des méthodes peu scrupuleuses tandis qu’elles doutent voire rejettent brutalement les tentatives d’ajustements pourtant fondés sur des notions objectives, observables et indéniables. Par exemples, certains propriétaires idolâtrent leur enseignant qui les entretient dans l’illusion de la réussite, mais rejettent voire agressent un ostéopathe ou autre professionnel qui met en évidence de problèmes inquiétants.
Voici des exemples de ce qu’il est possible de proposer, en douceur, aux propriétaires chez lesquels on détecte au moins une des anomalies citées. … »

IL N’EST PAS TOUJOURS NÉCÉSSAIRE QU’UN CHEVAL RÉUSSISSE UN EXERCICE POUR APPRENDRE. POURQUOI ?

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Notre cerveau comme celui des chevaux passe sont temps à recueillir et stocker des informations incomplètes.
Ces apprentissages partiels et superficiels forment la majorité de nos apprentissages. Regardez autour de vous, vous ne maîtrisez pas parfaitement les objets que vous utilisez, ni les principes naturels des phénomènes les plus courants comme le jour, la nuit, les saisons… Juste ce qu’il faut pour satisfaire les besoins de cohérence de vos cerveaux à vous.
Les chevaux naviguent d’autant plus en eaux troubles, ils ne comprennent que très partiellement comment fonctionnent les choses, même s’ils maîtrisent très bien certaines compétences.
Au fil de la vie, le capital de ces apprentissages peut grossir, en fonction de ce qui l’alimente.
Mais c’est un magma vivant, qui bouge, change de taille régulièrement. Certaines choses sont oubliées très vite, d’autres, jamais. Comment faire pour inscrire des apprentissages durablement ? Certainement pas répéter à outrance, on le sait.

Au fur et à mesure qu’un cheval est exposé passivement à des évènements (intérieurs ou extérieurs), il se sensibilise. Vos premières expositions au soleil ne vous donnent pas un beau bronzage. Plus vous vous exposez, plus vous êtes sensibles aux rayons. Mais si vous vous exposez trop d’un coup, vous avez un coup de soleil, puis vous perdez bientôt les cellules trop exposées pour repartir à zéro…
Ce n’est pas aussi simple, mais on peut tout de même dire que les neurones aussi, augmentent leur sensibilité à l’exposition.
Plus un cheval est exposé à un problème, et sans qu’il ne résolve quoi que ce soit, plus il renforce des chemins neuronaux et développe ses compétences de catégorisation et discrimination.
En résumé, plus il est exposé passivement, plus son apprentissage des paramètres de la situation va s’enrichir et se renforcer. Les effets sont alors plus durables, et surtout, plus diversifiés (non conditionnés). Cela veut dire que les données sont disponibles dans tout un tas de contextes différents, et que des liens peuvent se créer, pour générer d’autres apprentissages autonomes.
N’est-ce pas comme ça que les enfants et les poulains apprennent le plus ? En étant passivement exposés ? Nos cerveaux sont en grande partie conçus pour ce fonctionnement de stockage passif.

C’est une bonne nouvelle, il y a beaucoup de choses que vous pourrez très souvent vous contenter de demander sans jamais augmenter la pression, puis passer à autre chose. La nature fera le reste…
C’est particulièrement valable pour l’équitation, qui se construit chez le cheval sur la base de réactions à des sensations.
Lorsque les sensations sont nouvelles, désagréables, surprenantes, qu’elle n’appellent encore aucune motivation, la réaction peut être alors inadaptée voire inexistante.
En accouchant une réponse aux forceps, on cristallise une réponse très pauvre.
Au fur et à mesure d’une exposition passive à ces sensations, l’apaisement et la compréhension augmentée créent une disponibilité pour des réponses adaptées et améliorables.

Allez y, demandez… avec justesse, pas trop souvent, toujours à la même intensité… Jusqu’à ce que votre proie de cheval ait déroulé ses processus essentiels d’observation, ses réflexe de liberté… Et puis ça viendra sûrement tout seul !

LES TYPES D’APPRENTISAGES… DU FOLKLORE PÉDAGOGIQUE ?

Benedicte Gele

Le cours N°3 de la formule de cours par correspondance en psychologie équine se penche sur ce sujet passionnant.

Au delà des croyances, que savons-nous vraiment de l’apprentissage ?
Selon des psychologues cognitivistes comme Peter Brown, Henry Roediger et Marc Daniel, les idées répandues qui consistent à différencier des types d’apprentissages sont particulièrement problématiques.
Une infime partie des mécanismes de l’apprentissage peuvent être stimulées et analysées sous contrôle d’un protocole standardisé. Par conséquent, nous ne considérons comme existant que ce que nous pouvons observer.

Puisqu’il est facile d’isoler, contrôler, observer et évaluer des conditionnements (ou associations), cette approche a un certain succès chez les dresseurs.
Et puisque la majorité des paramètres de l’apprentissage est formée de paramètres complexes, variables et surtout inextricables les uns des autres, il est difficile de les étudier. Par conséquent, il est difficile de les faire rentrer dans des types, des catégories de façon à pouvoir fournir aux gens ce qui les intéresse souvent: des méthodes.

Qu’il s’agisse de comprendre, déduire, mémoriser, développer, tout ce qui nous sert à apprendre est une énorme usine. Elle ne saurait se réduire à quelques généralités.

L’obéissance répond à des lois relativement simples.
Le comment et le pourquoi de la perception, de la sensation, de la mémorisation, de la qualité d’analyse, de l’appréciation, de la réaction physiologique, ou de la mise en lien échappe aux méthodes rangées par catégories.
Et pourtant, ces paramètres sont l’essence de l’apprentissage.

Comment accompagner concrètement des chevaux dans des apprentissages sans tomber dans des pièges de pensée simpliste et réductrice, voilà l’objectif ambitieux de ce cours…

Ainsi, les fameux types d’apprentissages dont vous avez déjà entendu parler ne sont mentionnés qu’à titre d’exemples. Nous allons, vraiment, questionner les phénomènes intrinsèques qui se produisent chez un apprenant, pourquoi, comment et selon quelles variables.

Illustration : Bénédicte Gelé – Art Cheval / Horse Art

LA POSITION DU CAVALIER ET SON POLYGONE DE SUSTENTATION.

Si vous pratiquez l’équitation classique, on vous enseigne probablement à aller vers la position de la photo de gauche (Philip Karl, ici). La position académique.
Et on vous a probablement enseigné aussi que d’avoir les pieds en avant, c’est mauvais, qu’il faut le corriger de suite.
Si vous avez un jour demandé « pourquoi? », peut-être vous a-t-on répondu que c’est pour aider le cheval à s’équilibrer, ne pas le gêner.

Les cavaliers western entre autres, nous prouvent qu’un cheval peut être rapide, léger et très maniable avec un cavalier qui porte ses jambes en avant et fait le dos rond. (Brandon Butters, ici).

Je vous ai illustré le polygone de sustentation de ces deux cavaliers. Les barres blanches représentent les points d’appui des pieds sur les étriers, et les triangles représentent les points d’appui de l’assise (ischions, plancher pelvien).
Un polygone de sustentation contient en son sein tous les points d’appui d’un individu. Et plus ce polygone est grand, plus stable est l’équilibre.
Cela veut dire que l’équilibre du cavalier académique est plus précaire que celui du cavalier western. Lorsqu’on voit la vivacité des manoeuvres western, on comprend le besoin du cavalier d’être stable et donc d’agrandir son polygone de sustentation !
Mais les cavaliers académiques aussi ont leurs besoins spécifiques, et notamment une position verticale…

C’est donc la fonction qui implique la position !

🤔Si la verticalisation du dos et des jambes n’est pas ce qui permet au cheval de bouger librement, qu’est-ce que c’est, alors ?

🤔 Qu’impliquent les différentes postures des cavaliers sur leur propre biomécanique ainsi que sur celles des chevaux ?

🤔Pourquoi un cavalier classique recherche-t-il un rétrécissement de son polygone de sustentation malgré le confort que cela pourrait lui apporter ?

🤔 Quelle selle choisir en fonction de sa propre position ?

🤔 Comment posturer progressivement un cavalier qui débute, pour lui permettre de fonctionner avec son cheval ?

Réponses dans les cours !

Est-ce que les chevaux transfèrent vraiment du poids sur l’arrière main ?

Tous les cavaliers en entendent parler, ce transfert semble être une condition sine-qua-none à la « belle équitation », alors que c’est … un mythe?

Le cheval ne modifie pas la répartition naturelle de son poids 60% à l’avant 40% à l’arrière lorsqu’il va en avant.

Les postérieurs ne peuvent pas effectuer correctement leur travail de propulsion tout en accusant en même temps un excédent de masse provenant de l’avant main. Ce n’est pas logique et la nature n’a pas prévu une telle aberration.
En observant l’anatomie des os, des articulations et des tissus mous des membres antérieurs et postérieurs, on peut savoir précisément quelles sont leurs fonctions de prédilection.
Et il se trouve que les antérieurs sont particulièrement bien adaptés pour absorber du poids et assurer le freinage (absence de clavicule, système de suspensions de la cage thoracique, pieds ronds) tandis que les postérieurs sont bien conçus pour propulser et changer d’orientations librement (lombaires et sacrum rigides, articulation de la hanche rotative, pieds ovales).
Le cheval est un quadrupède qui a la particularité d’être naturellement et franchement « sur les épaules »…nous n’y pouvons pas grand chose !
Donc, ni les muscles, ni les os, ni les articulations ne peuvent supporter un échange standard de fonctions. Et ce n’est tout bonnement pas possible.
Un tel transfert ne peut arriver qu’en l’absence de marche avant, en se cabrant, en s’asseyant ou en effectuant une manoeuvre de type piaffer (et encore…) ou roll back par exemple (galop, arrêt franc, reculer, demi tour fixe autour des hanches).

Ce à quoi on entraîne le cheval en équitation, c’est à ne pas charger pleinement son avant main comme il en a l’habitude lorsqu’il freine ou qu’il tourne. On lui inculque une forme de vigilance, de retenue et de tonicité globale afin de limiter les effets de l’inertie et de l’accumulation d’énergie cinétique. Par conséquent, il devra développer ses chaînes musculaires pour compenser.
Finalement, on attends de lui qu’il adopte l’attitude gainée et retenue que vous-même adoptez lorsque vous marchez avec un plateau chargé de verres pleins. Si vous vous déplaciez naturellement avec votre plateau, comme s’il n’était pas là, vous renverseriez tout. Votre cheval ne devrait pas se déplacer comme si vous n’étiez pas là non plus, de façon à vous garder en équilibre et ainsi protéger son système musculosquelettique de vos impacts.

Concrètement, si vous êtes un cavalier léger en poids, léger de par votre technique, que votre cheval est naturellement tonique et que vous ne travaillez pas particulièrement des exercices qui induisent de gros effets d’inertie comme des transitions nettes, vous n’avez pas vraiment besoin de rechercher un changement d’équilibre chez votre cheval !
Si vous faîtes du dressage ou de l’obstacle par contre,  alors vous devrez être vigilant à la posture de votre cheval et savoir l’aider à s’organiser avec vos aides. […]

Ateliers SCIENCES COMPORTEMENTALES EQUINES

Les Petits Ateliers de L’École des Chevaux…
SCIENCES COMPORTEMENTALES ÉQUINES

Les ateliers proposés en Janvier reviennent en Mars ! Ou chez vous à la demande…

Ateliers collectifs en MARS :
-2 Mars, Slow Training
-9 Mars, Les modes d’apprentissages
-16 Mars, Les émotions
-23 Mars, Venez jouer aux sciences comportementales ! Jeux et ateliers interactifs

Les ateliers coûtent 50€ et durent 3 heures.

Pas disponible à cette date ? Envie de faire un atelier tout seul en semaine au même prix ? Envie de les organiser dans votre écurie ?
Contactez-moi!

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Vous montez des marionnettes, vous?

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Il faut urgemment améliorer la compréhension du concept de l’action mécanique chez les cavaliers!
Je vois encore et toujours des articles avec des photos comparatives de deux chevaux montés de deux manières différentes, avec des lignes et des quadrillages en guise de démonstration irréfutable que les mains comme-ceci ou le mors comme-cela provoque LA bonne « action mécanique ».
Les chevaux comme les humains n’ont pas un grand nombre d’options pour être fonctionnels au niveau postural. En fonction qu’ils portent un poids ou non, qu’ils tournent ou non, que le sol soit accidenté ou non, il y a généralement une seule bonne posture d’efficace biomécaniquement parlant pour rester en équilibre et ne pas se faire mal. En étudiant un peu la question de la biomécanique, on peut avoir des idées assez précises en avance de ce qu’est une posture correcte. Mais ceux qui pensent que les chevaux s’organisent correctement grâce à l’action mécanique de leurs mors, de leurs mains et de leurs jambes, j’ai tendance à penser qu’ils s’égarent légèrement ! 

Parce que ces considérations physiques et mécaniques de bas niveau oublient un détail : LE CERVEAU ! 

A moins d’isoler 1 seule articulation en saisissant avec une force supérieure les deux segments qui y sont reliés, l’articulation d’un corps vivant peut réagir d’une multitude de façons à une action sur lui. Par exemple par évitement, par opposition, par torsion, par affaissement, par contraction, etc. Au niveau du cerveau, les perceptions internes, externes, les émotions, la personnalité, la maturité, les expériences, la volonté, la compréhension, etc. laissent quelques milliers de réactions possibles. Et en particulier en ce qui concerne le dos et l’abdomen ! La biomécanique du dos, ce n’est pas sorcier pourtant. Mais on oublie qu’on ne monte pas des Lego : le squelette est maintenu par du tissu conjonctif, ce tissu conjonctif est piloté par le cerveau, le cerveau réagit à des sensations, aléatoires d’un individu a l’autre.

Le job, selon moi, est surtout de permettre aux chevaux d’avoir accès a LEURS sensations en s’assurant d’évacuer celles qui les polluent comme la peur, la colère, la douleur et le stress.

Mince, l’équitation se corse, tout de suite !

Mais à mon avis, si l’équitation a du sens, c’est dans cette direction qu’il faut le chercher.

Les pieds n’en font qu’à leurs têtes !

La transformation des pieds de Choco et Sylver !

Je suis heureuse de cet état des lieux, après 3 mois de prise en charge en approche globale !

Pas de pied, pas de cheval, c’est bien connu. Ils sont le reflet de la santé et de la posture du cheval.

A L’Ecole des Chevaux, les pieds sont observés, soignés, parés et protégés chaque jour.

En haut, pied postérieur droit de Choco à J1 et J60

En bas, pied antérieur droit de Sylver à J1 et J60