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Biomécanique du bassin des cavaliers

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CAVALIER BASSIN RACHIS 2

Biomécanique du bassin des cavaliers

Le bassin du cavalier est la clé de voûte de sa posture à cheval.

Il est essentiel de comprendre comment le positionner, et comment le faire fonctionner.

Chaque cavalier est différent, il a son propre schéma corporel : orientations articulaires, niveau de souplesse, de tonicité, lésions éventuelles, automatismes gestuels et posturaux.

En fonction de ce schéma unique, le cavalier doit trouver, à l’instant T, la meilleure position possible pour lui. La meilleure position n’est pas celle qui se rapproche de la position dite académique, mais celle qui permet d’être mobile et ne pas se faire mal. N’oublions pas non plus les paramètres psychiques : un cavalier crispé ne se positionne et ne bouge pas comme un cavalier serein.

Concrètement, un cavalier à cheval s’assoit sur une partie de ses fesses, de son périnée, de ses organes génitaux et de ses cuisses.

Faut il le préciser, UN PELVIS N’EST PAS UN PIED ! Les zones sur lesquelles le cavalier s’appuie ne sont pas des structures porteuses ! Si le cheval n’est naturellement fait pour être monté, le cavalier n’est pas fait pour monter non plus.

Monter à cheval, être monté, c’est possible, mais à certaines conditions.

Les dégâts d’un mauvais positionnement et d’une mauvaise selle sont nombreux. Ce sujet est tabou, peu de cavaliers osent parler des conséquences de l’équitation sur leur assise… Et pourtant ! Ils existent à tout niveau de pratique :

Hématomes, plaies, abcès, coupures, brûlures, hyper/hypo tonicité des tissus du périnée, des sphincters, du vagin, hypersensibilité ou insensibilité des tissus génitaux, impuissance, arthrose de hanche, discopathies…

Il faut l’accepter, l’équitation est potentiellement traumatisante pour les hanches et les organes génitaux car ils ne sont pas conçus pour résister à de telles amplitudes, chocs et frottements.

Heureusement, ces problèmes ne sont pas une fatalité pour la plupart des cavaliers, s’ils apprennent à se positionner correctement pour eux.

Cela implique de visualiser à quoi ressemble l’ensemble rachis / bassin / fémurs, comprendre comment il se mobilise, et quelles sont les règles à respecter pour en protéger chaque élément.

Apprendre à utiliser sa surface d’assise sans traumatiser sa symphyse pubienne, ses organes génitaux,  ses hanches et ses lombaires est selon moi un incontournable dans l’instruction de l’équitation.

Apprendre à se positionner sur un cheval nécessite de la mise en selle, beaucoup de mise en selle, mais aussi des exercices de préparation et d’adaptation spécifiques. Ouverture des hanches, gainage des lombaires, gainage des genoux et des chevilles, rotations des fémurs, alignement des articulations en mouvement, techniques respiratoires, etc.

Le sujet de la selle est aussi essentiel, puisqu’elle ne devrait jamais être à l’origine de chocs (pommeaux), de renversements du bassin (sièges et troussequins), de verrouillage des jambes (taquets) ou de torsion des articulations des jambes (étriers). A mon avis, l’ergonomie équestre à une très grande marge d’amélioration pour ce qui est de la confection des sièges, des étrivières et des étriers.

L’univers de l’équitation a besoin de se débarrasser de quelques dogmes, prendre de la distance avec ses traditions, ses propres notions d’esthétisme, et éliminer la souffrance comme outil pédagogique voire comme “sélection naturelle” des cavaliers.

L’équitation est une histoire de corps avant tout… prenons-en soin !

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