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Approche (vraiment) GLOBALE ?

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Approche (vraiment) GLOBALE ?

“Qui est considéré dans sa totalité”.
Je pense qu’autour des chevaux, il n’y a pas beaucoup d’approches du soin ou de l’équitation qui ne soient pas fondamentalement “globale”, ou qui n’ait pas la possibilité d’être globale.
La considération globale ou non du cheval, de la personne, est certainement plus liée au facteur humain qu’à la discipline.
On dit par exemple qu’un kinésithérapeute n’a pas d’approche globale contrairement à un ostéopathe.

Pourquoi un kinésithérapeute ne considèrerait pas un individu dans sa globalité ? A priori, il connait aussi bien la continuité tissulaire, les troubles psychosomatiques, ou les effets délétères d’une très mauvaise hygiène de vie.
Et contrairement à un ostéopathe, il peut aborder un patient avec une multitude d’outils thérapeutiques différents pour s’adapter à son patient et l’accompagner dans l’évolution de ses problématiques.

Alors pourquoi ces a priori sur la “globalité” ?

  • Un médecin généraliste ou un vétérinaire aussi, considère son patient dans son ensemble.
  • Un médecin généraliste pourra aborder le sujet de l’alcoolisme pour un patient qui se plaindrait d’une douleur aiguë à l’orteil, le prendre en partie en charge et également l’adresser à plusieurs spécialistes différents pour prendre en charge les souffrances psychiques et physiques
  • Un vétérinaire testera Lyme pour des uvéites répétées, et informera des risques, avantages et alternatives à l’antibiothérapie aussi bien qu’à la prévention. Et tant qu’il est là, il se renseignera sur la gestion parasitaire que vous mettez en place.

Alors du coup…. ? De quoi parle-t-on quand on parle d’un professionnel qui aurait une approche globale…ou pas ?

Un professionnel qui a une approche globale :

  • n’a pas toutes les compétences pour agir lui-même sur tout.
  • n’observe que ce qu’il a appris à observer.

Un professionnel qui n’œuvre pas dans l’intérêt global d’un patient / d’un cheval :

  •  ne fait pas preuve d’un grand professionnalisme
  • est mal formé
  • est engagé dans un système où il n’a plus le temps, plus la motivation, d’accomplir son devoir.

Je connais des enseignants d’équitation par exemple qui ont une vraie approche globale car ils vont :

  • observer le mode de vie, les schémas corporels et comportementaux de chaque cheval.
  • observer les cavaliers.
  • proposer des supports utiles au regard de ces observations.
  • informer sur la nécessité d’acquérir des compétences supplémentaires ou de faire intervenir d’autres professionnels.
  • refuser de faire travailler un cheval souffrant ou mal équipé.

En conclusion, un professionnel du VIVANT se doit d’avoir une INTENTION d’approche globale.
Il se doit de SE FORMER régulièrement.
De connaître ses LIMITES.
De reconnaître certaines PRIORITÉS en amont de sa propre pratique.
De TRAVAILLER AVEC d’autres spécialistes.
D’œuvrer dans l’intérêt de L’AUTRE.

Il n’y a pas d’approche fondamentalement non globale, il y a plutôt des personnes plus ou moins impliquées…
Faites donc attention à l’argument commercial “global”, n’oubliez pas ce que cela implique…ou non !

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